Atchoum
Comme énormément de gens, j'ai des allergies saisonnières. Rien d’exceptionnel. Par contre, j’ai passé les vingt premières années de ma vie sans le savoir.
Quand j’étais enfant, on m’avait dit que j’étais allergique aux chats. Je savais donc que si j’allais chez quelqu’un qui a un chat, j’allais possiblement éternuer, avoir des écoulements nasaux, maux de tête et le nez qui pique. Il m'était aussi arrivé d’avoir un rhume, ce qui me donnait des symptômes similaires à ceux de mon allergie aux chats.
Je me souviens précisément de ma rentrée scolaire à chaque année, je me traînais des mouchoirs partout et je finissais toujours par en manquer. Je passais mes journées à me retenir d’éternuer pour ne pas déranger.
Début vingtaine, alors que je mouchais ma vie au travail en plein mois de juillet, un collègue m’a dit : « Si tu veux, j’ai des réactines pour tes allergies. » Je lui ai répondu : « Ce n’est pas des allergies, j’ai un rhume. »
Le soir même, je me suis posé la question : et si j'avais effectivement des allergies saisonnières ? Jusqu'ici, je savais que mes symptômes étaient compatibles avec le rhume et les allergies aux chats. Comme il n’y avait pas de chats à l’école, j’arrivais à la conclusion que j’avais un rhume. On ne m'avait jamais expliqué qu'un éternuement pouvait avoir une autre cause qu’un rhume ou une allergie aux chats. Tout prenait tellement plus de sens maintenant. Je n’avais pas un rhume de quatre mois au même moment, à chaque année. J’avais simplement des allergies saisonnières.
Grâce à ma nouvelle découverte, j’ai pu traiter mes allergies et grandement améliorer ma qualité de vie.
J’ai vécu la même chose quand j’ai reçu mon diagnostic. J’ai toujours cru que j'étais un humain extrêmement particulier. En réalité, je suis un autiste tout ce qu’il y a de plus ordinaire. Comme pour mes allergies, depuis que je sais, tout prend beaucoup plus de sens.

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